L’exposition Brune-Blonde a été conçue par Alain Bergala, professeur de cinéma à l’université Paris III. L’exposition permet de découvrir l’histoire et l’évolution de la chevelure pour le cinéma et au travers du cinéma.
Une exposition centrée sur la fibre capilaire au cinéma :un thème un peu tiré par les cheveux ?
Le septième art, par le biais de ses nombreuses égéries véhicule les archétypes de beauté de la société. Les icônes du grand écran sont porteuses d’un certain idéal esthétique, mais impactent également les valeurs sociales.
L’originalité de l’exposition est de pouvoir retracer à travers les transformation de la chevelure, les différents modèles d’esthétique et les évolutions de la société depuis les années 1920. L’exposition vient mettre en avant les évolutions du thème de la femme dans l’art, mais également dans la société. Choisir de se concentrer sur la chevelure n’est pas anodin. Les coupes ont leur mode, et le style capillaire défini la personnalité et la culture de la personne. Cheveux tirés, gaufrés, lachés, longs, courts, tressés, nattés, coiffés en brushings, relevés en chignon sont au programme.
L’exposition propose de visualiser des extraits de différents films sur écran. Y sont abordés, à travers le rôle de la chevelure, les évolutions des archétypes de beauté, mais également les revendications féminines ainsi que les évolutions des condition de la femme. Les extraits projetés proviennent de films des années 1920 à nos jours.
L’exposition se divise en cinq parties ou thématiques, le mythe, l’histoire et la géographie de la chevelure, les gestes de la chevelure, la chevelure au cœur de la fiction, vers l’abstraction.
L’exposition suit les différentes modes capillaires, qui passent des coupes courtes des années 1920, au blond platine des années 1930. Dans les années 1940, on préférera les teintures rousses vifs, pour les abandonner au profit de cheveux naturellement lâchés comme Brigitte Bardot dans les années 1950. Sont aussi mis en avant toutes les provocations capilaires.
L’exposition met également en avant le rôle thématique de la chevelure au cinéma, avec notamment des sujets comme les rivales, ou le travestissement.
Afin de mettre en avant les évolutions de style, de définir les évolutions de société et les différences quand aux archétypes de beauté selon les cultures, les extraits de films sélectionnés proviennent de plusieurs pays comme la Russie soviétique, les USA, l’Egypte ou l’Allemagne.
L’originalité de l’exposition vient également du fait que cette dernière intègre d’autres arts, comme la photographie, la peinture ou la sculpture afin d’obtenir une vision transverse de l’art dans la société. Ces différentes œuvres viennent s’intégrer et se juxtaposer aux diffusions cinématographiques. Sont ainsi exposées, à titre d’exemple, une sculpture d’Auguste Rodin, une peinture de Paul Delvaux ou des photographies de Francesca Woodman.
L’exposition diffuse aussi six courts métrages réalisés pour Brune-Blonde par les cinéastes Abbas Kiarostami, Isild Le Besco, Pablo Trapero, Yousry Nasrallah, Nobuhiro Suwa, Abderrahmane Sissako qui viennent transmettre leur message et leur point de vue quand au rôle de la chevelure.
